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Traces d’histoire (1)

Relier les vallées au Nébouzan

Vue panoramique - Le pont sur la Garonne à Miramont

 

Le pont que nous empruntons chaque jour est le dernier d’une longue série qui, entre le XVIème et le XIXème siècle, permit la liaison entre les vallées des Pyrénées et la capitale du Comminges-Nébouzan.

Commencé en 1886, notre pont n’a subi que peu de modifications depuis le XIXème siècle ; son tablier a été quelque peu élargi par la pose de trottoirs en encorbellement et, il y a peu, son étanchéité a été restaurée. La photographie qui illustre cet article rappelle également que, jusqu’au milieu des années trente, un train à voie étroite reliait Aspet à Saint-Gaudens ; aujourd’hui, les rails ont été déposés et, hormis le tunnel, quelques traces sur notre commune et le plan cadastral où subsistent des parcelles trahissant le ballast de la voie, plus rien ne rappelle ce train dans notre paysage habituel.

Bien qu’il soit à supposer qu’il existât de longue date un pont jeté entre les deux rives, il ne nous reste que peu de documents retraçant l’histoire de cette liaison ; pour en savoir un peu plus, il faut se plonger dans les registres de délibérations de la commune, l’incontournable monographie de 1886 et les rares archives qui sont parvenues jusqu’à nous.

C’est en 1747 que les consuls de la communauté de Miramont (parfois orthographiée Miramon) exposent l’état «pitoyable» du pont en bois et demandent «humblement» au roi de France de bien vouloir ordonner des réparations. Le 27 février 1748, le roi ordonne les réparations qui seront faites par Pierre Laffrance moyennant la somme de 5910 livres répartie entre les communautés de Miramont (1477 livres et 10 sols), de Saubaterre (Sauveterre) pour 985 livres et Saint-Gaudens (1977 livres), Sa Majesté participant à hauteur de la communauté miramontaise.

Le village de Miramont étant alors une communauté particulièrement pauvre, le roi accorda aux consuls le droit d’imposer pendant six ans : 1 sol par pot de vin étranger bu dans la commune, 20 sols pour chaque bœuf ou vache, 10 sols sur les veaux et génisses et 3 sols par mouton.

La crue de 1772 eut raison du pont et, jusqu’en 1784, ce fut en barque ou à gué, au prix de nombreux accidents, que le passage se fit d’une rive à l’autre. Un nouveau pont de bois fut alors construit qui, neuf ans plus tard, menaçait ruine à son tour. Le maire, M. Tuste convoqua le Conseil municipal en vue de prendre une délibération instaurant un droit de passage afin de collecter les sommes nécessaires à l’entretien du pont. (à suivre...


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